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Un soir d'été en la chapelle :
instants rares avec Olivier Dautrey et Daniel Génatiot
Une ambiance : des flambeaux, à la porte de la chapelle,
comme en signe de bienvenue. Dans le chœur : une multitude
de petites bougies au sol et un feu dans le poêle, pour
diffuser non pas une chaleur de confort, nul besoin, mais
la chaleur de l'âme, celle qui touche au plus profond de
l'homme, qui fait s'évanouir la lassitude des jours ordinaires.
Olivier Dautrey, de sa voix chaude et nuancée, accueille
l'assistance, des habitués certes, mais de nombreux nouveaux
venus, estivants ou habitants de la CCVBR.
En hôte parfait, il laisse d'abord la parole à Daniel Génatiot,
son complice depuis la naissance de la " Pensée Sauvage
", qui présente son nouvel instrument : le bandonéon à l'histoire
singulière, destiné au jeu dans les temples protestants
allemands, détourné pour le tango argentin, oublié, revenu
à la vie grâce à la persévérance d'une passionnée.
Et Olivier entre dans le Lire et les auditeurs deviennent
Un, le décor naïf de la Chapelle s'estompe, nous
faisons le Chemin avec lui et Jacques Lacarrière,
il faut trouver à dormir entre Vosges et Alésia, au pays
des hommes (aux yeux ) bleus, cheminer, musarder,
s'arrêter où l'on veut, écouter, attendre, observer…,
se plonger dans l'apprentissage de l'état nomade avec
Nicolas Bouvier, s'attacher et s'arracher, voyager pour
que la route vous plume, vous rince, vous essore…, découvrir
la vie côté chien, ou chienne, celle de Daniel Génatiot,
justement, qui un jour, lui fit les confidences d'une
filoute…
Finir enfin, alors que chacun voyage au gré de ses propres
interprétations, avec la grande Colette qui, au travers
de l'écureuil Pitiriki, nous sensibilise au difficile
apprentissage de la liberté.
Vous ai-je dit que les lectures étaient ponctuées par les
notes quelque peu empreintes de nostalgie, du bandonéon
de Daniel, notes improvisées ou tirées d'un répertoire populaire,
plaintives ou lancinantes au gré des textes lus ?
Ce fut un moment de convivialité et d'amitié, en la Chapelle
, ce soir là, et chacun est reparti avec des étoiles : celles
qui s'allument , éblouissantes, aux yeux des Grands Voyageurs
qui prennent la route par les sentiers de traverse ou le
chemin des mots…
un humaniste et un écrivain routard
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